Publié dans Culture

Site du patrimoine mondial - L’inscription de la première église de Madagascar se négocie 

Publié le dimanche, 28 novembre 2021

 Un autre exploit se confirme. La délégation malagasy, conduite par Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture (MCC), a rencontré mercredi dernier M. Ernest Ottone, directeur général adjoint de l'UNESCO (ADG) pour la culture. L'inscription de l'église catholique d'Ambodifotatra qui se trouve à Sainte-Marie en tant que « Site du patrimoine mondial » a été l'un des principaux sujets abordés lors de cette rencontre.

Au sujet des démarches à suivre,  Madagascar a déjà préparé un projet de document sur la manière de procéder, notamment la contribution du Comité du patrimoine mondial (CPM) de l'UNESCO pour financer l'étude préliminaire « Process in progress ». Un procédé qui vise à envoyer des experts pour déterminer la soi-disant « Valeur universelle exceptionnelle » (VUE) ou la valeur mondialement reconnue de l'église d'Ambodifotatra en tant que première église catholique  à s'être établie à Madagascar. En fonction de la définition de cette VUE, l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) décidera d'inscrire ou non ce patrimoine malagasy au Patrimoine mondial de l'humanité. A noter que cette enquête préliminaire ou « processus en amont » se déroulera jusqu'en juin 2022, et la Nation malagasy a jusqu'au 31 janvier 2023 pour soumettre les documents définitifs avant que ceux-ci soient examinés par l'UNESCO.

Enclin

De mémoire, l'église catholique d'Ambodifotatra a été bâtie entre 1837-1847, lors de la mission d'évangélisation du père Pierre Dalmond. Le parcours du missionnaire a aussi été marqué par son implication dans le développement social et économique, en apprenant à lire et à écrire aux habitants de Sainte-Marie. Un héritage que les occupants de l’île sont fiers d'avoir. En outre, les deux parties ont également discuté à propos de  la construction de divers musées qui font partie du prochain programme du ministère de la Communication et de la Culture. Par ailleurs, le DG adjoint de l'UNESCO a déjà félicité Madagascar d'avoir une nouvelle loi régissant la Politique culturelle nationale qui, selon lui, est une très bonne formule car elle régit tous les aspects de la culture. La coopération entre cette Organisation onusienne et Madagascar est bien établie. Et dans tous les points soulevés, le Système des Nations unies a exprimé sa pleine disponibilité à soutenir et assister la Grande île. 

Sitraka Rakotobe

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff